« L’Ombre des jours » d’Anna de Noailles

Quel calme ! le silence et la bonne fraîcheur…
                               L’arbre s’égoutte ;
Nul bruit dans les maisons, closes comme des fleurs.
                               Rien sur la route ;

Et dans l’air trempé d’eau où plus rien n’est assis
                               De l’âme humaine,
Il se lève une odeur de lierre et de persil
                               Qui se promène…

Anna de Noailles, extrait de « Pluie en été »,
L’Ombre des jours, 1902.

BibliAutrices-1902-Anna_de_Noailles-L_Ombre_des_joursProfitons de l’alerte orages de Météo France pour nous plonger dans la poésie d’Anna de Noailles avec « L’Orage », « Pluie en été », ou « Après l’ondée ». Ces trois poèmes font partie de L’Ombre des jours, publié chez Calmann-Lévy en 1902 et dont une version scannée est disponible sur Gallica.

Nous venons de finir la mise en ligne sur Wikisource du texte complet de ce recueil. Il a aussi été ajouté au format XML-TEI à la bibliothèque d’ouvrages écrits par des femmes qui est en train d’être constituée par le projet de recherche VisiAutrices dont nous sommes partenaires. Merci à Cecilel23 qui a de nouveau beaucoup contribué à ce travail de correction du texte sur Wikisource !

LeDeuxiemeTexte-Anna_de_Noailles-Archives_de_la_parole-1921Deux des poèmes de ce recueil ont été enregistrés par Anna de Noailles, pour un disque de la collection des Archives de la Parole, désormais librement téléchargeables sur Gallica : « J’écris pour que le jour où je ne serai plus » et « Jeunesse ».

Anna de Noailles fait partie, avec Hélène Cadou et Colette, des trois seules femmes dont nous avons trouvé des textes proposés au baccalauréat pour les objets d’étude liés à la poésie entre 2002 et 2008. Nous avions déjà attiré l’attention sur son œuvre l’été dernier. Si ses poèmes vous plaisent, les recueils Le Cœur innombrable (1901) et Les Forces éternelles (1920), ou son autobiographie, Le Livre de ma vie (1932) restent à corriger sur Wikisource.

 

Illustration de cet article : Retrato de la condesa Mathieu de Noailles (1913), Ignacio Zuloaga, Museo de Bellas Artes de Bilbao ; d’autres illustrations d’Anna de Noailles dans le domaine public sont disponibles sur The Red List.

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