GwladysLeRoy_ConstancedeSalm2Constance de Salm était à l’honneur dans le quatrième épisode du podcast Du côté des autrices, en décembre. L’extrait choisi de son roman Vingt-quatre heures d’une femme sensible est désormais en ligne sur la plateforme Le deuxième texte.

Girodet-Trioson & Roger - Constance de Salm, 1814
Constance de Salm en 1814, par Anne-Louis Girodet et Barthélemy Joseph Fulcran Roger, portrait publié dans le premier tome des Œuvres complètes (1842), numérisé par saphisme.com.

Nous avions déjà croisé l’écrivaine sous son premier nom d’épouse, Constance D. T. Pipelet, sur Wikisource, en juillet dernier. En effet, son Épître aux femmes y avait été déposée sans source : nous avions alors retrouvé dans Gallica une édition de 1797 du poème, puis l’avions relue et mise en ligne dans la bibliothèque collaborative, précédée d’un avant-propos de l’autrice.

Constance de Théis (son nom de naissance) a aussi été choisie pour le défi #JeLaLis par trois étudiantes de Sorbonne Université, dans le cadre d’un projet finaliste du concours #JeLaLis : « Et si on parlait des femmes en première année d’histoire à l’université ? ». Elles ont déposé des portraits et des citations de l’autrice sur Twitter et Instagram et alimenté sa page Wikipédia, que nous avons aussi complétée pour ajouter une gravure des personnes qui fréquentaient son salon en 1806, tirée du deuxième tome de ses œuvres complètes publiées en 1842.

VingtQuatreHeuresOn trouve peu d’œuvres de Constance de Salm disponibles dans les bibliothèques numériques gratuites. Nous avons donc relu fin décembre sur Wikisource le roman épistolaire choisi par Mathilde Doiezie pour le podcast, Vingt-quatre heures d’une femme sensible. Il était déjà disponible dans la Bibliothèque électronique du Québec, mais notre relecture a permis de rétablir quelques graphies d’origine, des points de suspension manquants ainsi qu’un point d’interrogation pris pour un point d’exclamation.

Mais surtout, nous avons fini la relecture du troisième tome des Œuvres complètes de 1842 en mettant en ligne les Pensées de Constance de Salm (dont certaines seraient parfaites pour entourer des papillotes…). Précisons qu’une édition posthume des Pensées, disponible sur Gallica, publiée l’année suivant la mort de l’autrice, en 1846, contient une partie supplémentaire, pour un total de 483 pensées :

  • 170 dans la premier partie « relative aux hommes, à leurs erreurs, leur caractère, leur position sociale »,
  • 154 dans la deuxième « consacrée principalement aux Pensées graves et philosophiques »
  • et 159 dans la troisième, « toutes celles qui se rattachent aux arts, à la littérature, à l’étude et au progrès des lumières ».

Contactez-nous si vous voulez participer à la relecture et à la mise en ligne sur Wikisource de ce recueil complet, ou de sa troisième partie uniquement, éventuellement dans le cadre d’un projet avec des élèves !

 

Illustration : Gwladys Le Roy