GwladysLeRoy_MarcelineDesbordesValmore2Un peu de poésie pour le sixième épisode du podcast Du côté des autrices. Mathilde Doiezie a choisi « La danse de nuit » de Marceline Desbordes-Valmore, tiré du recueil posthume Poésies publié en 1860, un an après sa mort.

Depuis deux ans, notre association a contribué à mettre en ligne plusieurs ouvrages de la poète douaisienne dans la bibliothèque électronique collaborative Wikisource.

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Portrait supposé de Marceline Desbordes-Valmore par Goya, localisation inconnue.

Nous avions commencé par la relecture de quelques pages du recueil Les Pleurs (1834) avant de nous attaquer à la nouvelle « Sarah » du recueil de nouvelles Les veillées des Antilles (1821), qui contiennent aussi quelques poèmes. Le recueil Bouquets et prières (1843) a occupé plusieurs séances de nos ateliers Wikisource autrices et nous avait permis d’inaugurer cette rubrique Écrits de femmes de notre blog avec un texte de présentation de Christine Planté.

En fin d’année dernière, c’est depuis la bibliothèque Marceline Desbordes-Valmore, à Douai, que nous avons fêté le bicentenaire du premier recueil de la poète, Élégies, Marie et romances, en commençant à le mettre en ligne. Début 2020, la relecture était terminée et nous enchaînions par la relecture des Poésies de 1820, qui partage un grand nombre de poèmes avec le précédent, moyennant quelques variantes.

Le choix de « La danse de nuit » a naturellement conduit à une première relecture sur Wikisource des Poésies inédites de 1860, terminée fin mars. On y trouve les fameux hendécasyllabes « Rêve intermittent d’une nuit triste » et « La fileuse et l’enfant », ces créations en vers de onze syllabes qui ont consacré la place de Marceline Desbordes-Valmore au Panthéon de la poésie française.

Mais de nombreux autres poèmes de ce recueil ont marqué leurs lecteurs et lectrices. C’est « Les roses de Saadi », lu dans cet extrait par Sabine Haudepin, choisi dans le manuel Des femmes en littérature, dont nous avons trouvé le plus de mises en musique : par Christian Manen, Marguerite Canal, Henry WoollettAlbert Huybrechts, Christine Jeandroz, Gildas Delaporte ou encore Hélène Covatti.

On peut aussi écouter des versions musicales de « Un déserteur » et de « Laly Galine seule » (à 36’06 de cette émission) composées par Pauline Duchambge, ou encore « Les danses de Lormont » par César Franck.

Les compositeurs de Marceline Desbordes-ValmoreDans son CD Les compositeurs de Marceline Desbordes-Valmore, Françoise Masset a aussi chanté « Dans l’été » par Reynaldo Hahn, « L’oiseau » et « Le rêve à deux » par John Field, « Renoncement » et « La couronne effeuillée » d’Henry Woollett, ainsi qu’« Un cri » et « Pour endormir l’enfant » par Louis Beydts, accompagnée de Nicolas Stavy au piano.

Dans l’album de Pascal Obispo Billet de femme, « Le secret perdu » était aussi tiré de ce recueil, tout comme « Image dans l’eau », « Où vas-tu ? » et « Crois-moi » du compositeur canadien Auguste Descarries, interprétés par Pierre Rancourt accompagné au piano par Jimmy Brière dans ce CD sorti en début d’année.

Si ces quelques poèmes vous ont donné envie d’en savoir plus sur leur autrice, vous pouvez rejoindre la Société des études Marceline Desbordes-Valmore et nous aider à mettre en ligne le recueil « Pauvres fleurs » (1839) lors de notre prochain atelier Wikisource autrices en ligne, le 16 mai de 10h à 13h !

Illustration : Gwladys Leroy