En 2020, nous avions déposé sur Wikisource trois recueils scannés de fables écrites par des femmes au XIXe siècle, en vue de préparer notre opération #Fabuleuses2021. Nous avons beaucoup apprécié de voir l’un d’eux, les Fables originales d’Augusta Coupey, choisi pour la deuxième édition du défi #JeLaLis !

La classe de sixième 6 du collège Adrienne Bolland de Bessières, non loin de Toulouse, nous a en effet concocté une édition numérique à partir d’une sélection de huit fables tirées du recueil. Une première séance sur la fable « Les bas-bleus » avait permis à l’enseignante Chloé Bories d’évoquer le problème de la faible représentation des autrices dans l’histoire littéraire et d’encourager les élèves à s’investir pour lire le recueil, choisir les fables préférées et les illustrer, les commenter ou les lire à voix haute. Le résultat peut être consulté sur l’outil Genially à cette adresse :

Nous avons alors suivi les choix des élèves pour relire sur Wikisource les fables qu’ils et elles avaient choisies, afin de les rendre facilement récupérables par un copier/coller. Mais il reste à relire environ 80 fables pour que le recueil soit pleinement disponible. Nous vous proposons donc un atelier Wikisource en ligne pour cela, ce jeudi soir 8 juillet de 19h à 20h, ce sera notre manière de fêter le 400e anniversaire de La Fontaine !

Et comme il n’est pas évident de trouver des informations sur Augusta Coupey, nous avons créé en octobre 2020 sa page Wikidata et en juin 2021 sa page Wikipédia. L’occasion de découvrir qu’elle avait aussi composé quelques romances, que plusieurs de ses romans ont été publiés en feuilletons dans la presse ou qu’elle habitait Place du centre à Guingamp. Mais nous ignorons encore beaucoup de choses sur elle et aimerions trouver un portrait d’elle et sa signature. Alors que ses parents avaient pour nom Coupey et Frouin, le nom Mlle Augusta Coupey-Delattre avec lequel elle signe une partition intitulée « Mon trésor » nous a semblé curieux. Il s’avère que c’est le nom de son beau-père, à qui elle dédié le poème « L’honneur », qui avait épousé en avril 1850 sa mère veuve.

En attendant, il est possible de lire ses écrits. En plus de ses fables, nous avons scanné et envoyé sur Wikisource un recueil de poèmes, Muse des enfants, publié en 1875 chez Plon. Ce recueil contient aussi des fables, dont certaines (Jean Lapin, Les fourmis, Le chien de Bastien…) seront reprises, avec parfois quelques variantes, dans les Fables choisies de 1881.


Illustration du billet : Eugène Lambert (BnF, Gallica). Adaptation : kahlory_ & Le deuxième texte